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vendredi 1 mai 2009

Cohn-Bendit veut un débat sur l'Europe avec Sarkozy

La tête de liste du parti Europe Ecologie en Ile-de-France estime que le chef de l'Etat "devient le porte-parole de l'UMP" puisqu'il interviendra dans la campagne lors d'un meeting le 5 mai prochain.


Daniel Cohn-Bendit, tête de liste du parti Europe Ecologie en Ile-de-France, a réclamé jeudi 30 avril à Tours un débat sur l'Europe avec Nicolas Sarkozy, en marge d'un meeting de campagne pour les élections européennes du 7 juin.
"Nicolas Sarkozy devient le porte-parole de l'UMP en annonçant qu'il interviendra le 5 mai prochain dans la campagne pour les élections européennes lors d'un meeting républicain à Nîmes", a déclaré Daniel Cohn-Bendit.
"La plupart des partis politiques sont aux abonnés absents. C'est irresponsable. D'ici 2012, il y a, entre autres, la grande négociation climatique à Copenhague (en décembre), une grande réforme de la PAC; il faut aussi régler le problème de l'automobile en Europe. Attendre 2012, c'est laisser les grands problèmes en friche", a-t-il ajouté.

Anti-Bayrou


Le candidat écologiste a été particulièrement féroce envers François Bayrou. "C'est scandaleux de voir que quelqu'un qui a un passé européen comme François Bayrou sort un livre (NDLR: "Abus de pouvoir") sur Nicolas Sarkozy aujourd'hui. Il aurait pu le sortir en septembre", a-t-il lancé. "Il ne considère cette séquence électorale que comme une partie de sa fusée présidentielle".
Lors de son meeting, Daniel Cohn-Bendit a estimé que "la transformation écologique de l'économie est une réponse de fond à la crise du capitalisme". "Il faut qu'il y ait un bouclier social européen, un revenu de transformation pour ceux qui perdent leurs emplois", a-t-il affirmé, évoquant également le dernier discours de François Mitterrand au Parlement européen, quelques mois avant sa mort.

Le nationalisme c'est la guerre


"Il nous a dit le nationalisme, c'est la guerre, l'Europe c'est le contraire du nationalisme, c'est la décision des peuples de vivre ensemble", a rappelé Daniel Cohn-Bendit, avant de préciser: "Nous devons garder cette leçon dans le débat sur l'intégration de la Turquie à l'Europe. A ceux qui ont peur, je leur dis que c'est trop tard, car il y a aujourd'hui comme citoyens européens ayant le droit de vivre en Europe plus de musulmans qu'il n'y a de Hollandais". "L'Europe doit être un espace accueillant et non pas une forteresse qui se referme".
Auparavant José Bové, tête de liste de Europe Ecologie dans le sud-ouest a expliqué pourquoi il avait rejoint ce mouvement. "Nous sommes face à des urgences écologique et sociales. Si on ne met pas la question de l'écologie au centre et si on n'aborde pas les problèmes du réchauffement climatique, au niveau d'un continent, on ne pourra pas permettre à nos petits enfants d'avoir un avenir", a-t-il dit.
Cécile Duflot, porte-parole d'Europe-Ecologie, et Jean-Paul Besset, tête de liste dans la région Massif Central-Centre, sont également montés à la tribune. Le meeting a rassemblé 450 personnes, et une cinquantaine de personnes ont été refusées faute de place. (nouvelobs.com avec AP)

L'OMS demande à tous les pays de se préparer à affronter une pandémie

Après n'avoir constaté "aucun signe de ralentissement" de la propagation du virus de la grippe porcine, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé son niveau d'alerte pandémique à 5, sur une échelle de 6.


L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé à 5 son niveau d’alerte pandémique, sur une échelle de 6. L’institution appelle tous les pays à se préparer à l’extension de l’épidémie.

"Le problème de la grippe doit être pris très au sérieux, a annoncé, mercredi soir, Margaret Chan, secrétaire générale de l’OMS. C’est une maladie qui peut se répandre très rapidement partout dans le monde."

Peu avant l’annonce de l’OMS, les Etats-Unis avaient affirmé qu’ils étaient prêts à affronter une "pandémie avérée de grippe porcine si nécessaire". Dans le reste du monde, de nombreux pays ont pris des mesures pour limiter l’expansion de l’épidémie. L’Egypte, notamment, a pris une décision radicale en annonçant l’abattage des 250 000 porcs du pays.



"Le passage au niveau 5 d’alerte pandémique signifie que deux pays sont touchés de façon autonome sur une zone précise, explique à FRANCE 24 Rémi Charrel, virologue à Marseille. A partir de ce moment-là, le passage en phase 6 est presque inévitable. Nous sommes actuellement au début du développement de l’épidémie. Elle devrait normalement évoluer en pandémie".

Estimant ses stocks de traitements insuffisants, l’OMS a appelé les groupes pharmaceutiques à augmenter de façon significative leur production d’antiviraux. Selon l’organisation, le virus pourrait muter rapidement et avoir des conséquences imprévisibles.

Pour l’heure, les autorités mexicaines ont imputé le décès de près de 160 personnes au virus de la grippe porcine. Un enfant de deux ans en est mort aux Etats-Unis. Plusieurs cas de personnes contaminées ont été détectés en Amérique du Nord, du Sud et en Europe. Pour la première fois, un homme en Espagne a contracté la maladie alors qu’il ne s’est pas rendu au Mexique.


L'OMS élève encore son niveau d'alerte, des cas en Suisse et au Pérou

Partie du Mexique où elle pourrait avoir fait 84 morts, l'épidémie de grippe porcine continuait de se propager jeudi matin avec un premier décès aux Etats-Unis et de nouveaux cas en Europe, contraignant l'OMS à relever son niveau d'alerte en prévenant d'une pandémie "imminente".

Relevant que "le virus s'étend (...) sans aucun signe de ralentissement", l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé mercredi soir de relever à 5 son niveau d'alerte, l'avant-dernier stade avant la déclaration de l'état d'épidémie mondiale, qu'elle juge "imminente".

"Tous les pays doivent immédiatement activer leur plan de préparation à la pandémie", a prévenu sa directrice générale, Margaret Chan.

Aux Etats-Unis, un petit Mexicain de 23 mois est décédé du virus mutant A/H1N1 au Texas (sud), où il était venu se faire soigner. C'est la première mort confirmée aux Etats-Unis, selon les Centres de maladie et de prévention américains (CDC).

A l'occasion d'une conférence de presse organisée pour le centième jour de sa présidence, le président américain Barack Obama a appelé ses compatriotes à ne pas céder à la panique, excluant de fermer la frontière avec le Mexique, tout en qualifiant la situation de "grave".

Mercredi, le Texas (sud) est devenu le deuxième Etat américain à proclamer l'état d'urgence face à l'épidémie, après la Californie (ouest), où une trentaine de soldats ont été placés en quarantaine.

Les Etats-Unis, où 10 Etats sont affectés par l'épidémie, ont recommandé aux malades de la grippe porcine de rester chez eux pendant au moins sept jours, sans pour autant prévoir de quarantaine à grande échelle.


Au Mexique, où s'est développé ce virus, le bilan de l'épidémie est passé de sept à "huit morts" confirmés, mais le nombre de décès "suspects" a été ramené de 159 à 84. Dans le pays, 99 cas de grippe porcine ont été diagnostiqués.

Mercredi midi, l'Autriche est devenue le 10e pays à confirmer un cas de grippe porcine sur son territoire. L'Allemagne (trois cas), la Suisse (un cas) et le Pérou (un cas) sont venus s'ajouter à la liste chaque jour plus nombreuse des pays touchés par l'épidémie.

La Grande-Bretagne a annoncé trois nouveaux cas de malades, soit un total de cinq, et l'Espagne compte désormais 10 cas avérés, dont un détecté chez un malade n'ayant pas voyagé au Mexique.

A part le Mexique, les pays les plus touchés sont les Etats-Unis, avec au moins 91 cas avérés selon les autorités locales, le Canada (19) et la Nouvelle-Zélande, avec 3 cas confirmés sur 14 cas très probables. L'épidémie a touché en outre Israël (deux cas) et le Costa Rica (deux cas).

L'OMS, qui a indiqué pouvoir confirmer 148 cas avérés dans le monde, dont huit mortels, n'a connaissance d'"aucune personne contaminée par des porcs", a précisé son numéro deux, le Dr Keiji Fukuda. "Il semble qu'il s'agisse d'un virus qui se transmet d'une personne à l'autre", a-t-il expliqué.

De nombreux pays vérifient des dizaines de cas suspects sur des voyageurs de retour du Mexique ou des Etats-Unis. La France a recensé deux cas "fortement suspects".

Sur le continent africain jusqu'ici épargné, deux cas suspects sont à l'examen en Afrique du Sud.

Le Brésil a annoncé pour la première fois mercredi l'existence de deux cas qualifiés de "suspects". En Colombie, 59 personnes ont été placées sous surveillance médicale.

L'OMS ne recommande pas jusqu'à présent de restreindre les déplacements. Toutefois, la France a demandé à l'Union européenne de suspendre les vols aller vers le Mexique. Paris comme Londres, La Haye, Rome et Ottawa déconseillent les voyages dans ce pays.

La proposition française sera discutée jeudi à Bruxelles, après une réunion mercredi des ministres des Transports de l'UE en République Tchèque.

Des voyagistes britanniques, français, canadiens et portugais ont pour leur part suspendu leurs départs pour le Mexique. Plusieurs compagnies de croisières basées à Miami (Etats-Unis) ont également annulé les escales prévues au Mexique.

Mercredi soir, le gouvernement mexicain a estimé que le virus de la grippe pourrait coûter au pays entre 0,3 à 0,5% de son PIB, en fonction de la durée et de l'importance de l'épidémie.

Le virus, qui touche essentiellement de "jeunes adultes en bonne santé", selon les autorités mondiales de la santé, se transmet par voie respiratoire, d'homme à homme. Les symptômes (fièvre, maux de tête, courbatures) sont similaires à ceux de la grippe saisonnière qui tue chaque année dans le monde entre 250.000 et 500.000 personnes.

La crainte de propagation du virus a conduit de nombreux pays à mettre en place des contrôles aux aéroports et aux frontières, dont des scanners thermiques jugés toutefois inefficaces par l'OMS.

Même si le virus ne s'attrape pas en consommant de la viande de porc, plusieurs pays dont la Russie et la Chine ont suspendu tout ou partie de leurs importations porcines.

En Egypte, où les autorités ont décidé d'abattre tout le cheptel de porcs, des éleveurs ont lapidé mercredi des vétérinaires et des policiers venus tuer leurs animaux, selon une source de sécurité.

Grippe porcine :

l'OMS avertit d'un risque de pandémie

La grippe porcine, qui a fait 152 morts au Mexique, s'est étendue aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne et en Espagne, faisant craindre aux autorités sanitaires une pandémie d'ampleur mondiale. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont une des fonctions majeures est de coordonner les situations d'urgence sanitaire entre ses 193 membres, a relevé lundi 27 avril son niveau d'alerte à 4 sur une échelle de 6 en raison de l'ampleur que prend la grippe porcine dans le monde. Aucune région du monde n'est à l'abri du virus, a prévenu lundi le numéro deux de l'OMS, Keiji Fukuda, lors d'une conférence téléphonique depuis le siège de l'organisation à Genève.
Cela signifie une "augmentation significative du risque de pandémie" mais, "à ce stade, l'OMS ne considère pas que la pandémie est inévitable", selon l'adjoint au directeur général de l'OMS, chargé de la sécurité sanitaire. Selon lui, l'OMS dispose de stocks pouvant traiter rapidement jusqu'à 1 million de cas. Mais si la situation empire, l'OMS aura besoin de traitements supplémentaires. Le laboratoire Roche annonce pour sa part disposer dans l'immédiat de 5 millions de doses de traitement. Le laboratoire GlaxoSmithKline a, lui, accéléré la production de son antiviral Relenza, aux propriétés identiques à celles du Tamiflu.
Dimanche, l'OMS avait averti que le virus peut muter et "devenir beaucoup plus dangereux". Les pays concernés sont tenus de communiquer à l'organisation onusienne toute évolution de la situation. Toutefois, ce stade n'implique pas qu'une pandémie est inévitable, précise l'OMS. L'Organisation avait placé en fin de semaine l'alerte au niveau 3, illustrant le "potentiel pandémique" de la maladie, la pandémie elle-même n'étant réellement déclarée qu'au sixième et dernier niveau.
Le Mexique a décidé, lundi, la fermeture des établissements scolaires et universitaires dans l'ensemble du pays pour tenter de stopper la contagion de grippe porcine. L'épidémie pourrait toutefois donner des signes de ralentissement. Le ministre de la santé mexicain, José Angel Cordova, a laissé espérer pour la première fois dans la soirée un ralentissement : le nombre des décès suspects est passé de six samedi à cinq dimanche et trois lundi, a-t-il déclaré.
L'annonce de ce nouveau bilan coïncide avec celle, aux Etats-Unis, de "nouvelles mises en garde" aux voyageurs se rendant au Mexique, et de la distribution de 11 millions de traitements antiviraux à destination des Etats américains touchés par le virus. Les autorités américaines se préparent à une pandémie de grippe porcine et même à des décès, selon les responsables sanitaires américains, qui ont dénombré 44 cas, sans apparente propagation de l'épidémie dans le pays. La grippe porcine est "un sujet d'inquiétude", a reconnu le président américain Barack Obama devant l'Académie nationale des sciences. "Mais il n'y a pas de raison de s'alarmer", a-t-il assuré. La secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano, a souligné pour sa part que les Etats-Unis "agissaient comme s'ils se préparaient à une pandémie".
Trente-trois lycéens français se trouvent à New York dans le cadre d'un échange avec un établissement. Deux d'entre eux, ainsi qu'un de leurs professeurs, qui présentaient des symptômes grippaux ont été traités et "vont bien", selon le consul de France à New York.